L'énergie citoyenne

Voici une FAQ sur des sujets généraux autour de l'énergie électrique photovoltaïque.

Les bonnes questions à se poser

Trop polluants ou trop chers, non recyclables, inefficaces au nord et importés de Chine par avion… Face à toutes ces infox qui circulent sur le net, vous trouverez sur cette page des éléments pour mesurer l’impact environnemental réel de la filière solaire photovoltaïque.

Sans conteste, il y a moins de soleil au nord qu’au sud de la France. Mais, si on relève une moyenne de 2 700 heures par an d’ensoleillement à Marseille, l’Île-de-France en compte, tout de même, près de 2 000 heures par an (relevés 2018). C’est amplement suffisant pour produire de l’électricité en quantité.

Toutefois, l’implantation géographique, le potentiel d’ensoleillement, l’orientation du bâtiment, l’inclinaison des panneaux solaires installés, la surface de toit disponible ou encore la puissance souhaitée sont autant de paramètres déterminants pour optimiser une installation photovoltaïque.

À Paris, la Mairie s’est engagée dans son plan climat sur un objectif minimum de 20 % des toits équipés de panneaux solaires d’ici 2050. Il y a actuellement 10 MWc de puissance photovoltaïque installée dans la capitale. À Londres, un plan solaire ambitieux vise à installer 1 000 MW de panneaux photovoltaïques dans la capitale d’ici 2030. En Allemagne, 8 % de la production totale d’électricité du pays est d’origine photovoltaïque en date du 31/12/2018. Avec pour objectif d’atteindre les 10 % en 2020. Alors pourquoi pas nous ?

Selon la communauté scientifique internationale, l’étape impactant le plus le bilan énergétique des panneaux solaires photovoltaïques est leur fabrication. Il est établi qu’1 kWc de panneaux solaires, fabriqués, transportés et installés, nécessite l’équivalent de 2 500 kWh d’énergie. Le « temps de retour énergétique » se situe alors entre 1 et 3 ans, suivant le type d’installation et le lieu de son implantation. Ce temps de retour énergétique, d’un système photovoltaïque en service, est le temps nécessaire pour produire l’énergie équivalente compensant ainsi l’énergie qu’il a fallu utiliser jusqu’à son installation. Les panneaux photovoltaïques produisent pendant au moins 30 ans.

Quelques milligrammes de bore et de phosphore suffisent pour fabriquer une centaine de panneaux photovoltaïques. Ces éléments sont utilisés pour doper le silicium des cellules photovoltaïques en vue d’améliorer leur conductivité. Précisons que lors du processus de recyclage ces éléments sont récupérés. Concernant le silicium, il est extrait de la silice présente dans le sable ou le quartz de certaines roches. Il s’agit du deuxième élément le plus abondant sur terre après l’oxygène ! Notons que la technologie photovoltaïque est très innovante en matière de recherche. Ses performances techniques, tant pour la fabrication des panneaux photovoltaïques que pour leur rentabilité, est en constante amélioration.

Les panneaux photovoltaïques se recyclent désormais facilement et jusqu’à 95 %. Les industriels du secteur déchets visent un taux de recyclage de 100 % prochainement. En effet, le panneau photovoltaïque est principalement constitué d’un cadre en aluminium, de semi-conducteurs en silicium et de panneaux de verre. Ces différents matériaux séparés mécaniquement et chimiquement, sont fondus, puis réutilisés comme matière première.

D’ailleurs le recyclage des panneaux solaires photovoltaïques est rendu obligatoire par la directive 2002/96/CE relative aux déchets d’équipement électriques et électroniques. En France, c’est PV Cycle, un éco-organisme à but non lucratif créé par l’industrie photovoltaïque en 2007, qui assure l’organisation de la collecte et du recyclage de tous les types de panneaux solaires photovoltaïques. Cet organisme met à disposition plus de 200 points de collecte gratuits partout en France afin de regrouper les déchets pour les transporter vers les usines de traitement.

En France, les fabricants, importateurs, distributeurs ou propriétaires de panneaux photovoltaïques, sont assujettis à une redevance qui permet de financer le cycle de collecte et de recyclage des panneaux photovoltaïques en fin de vie.

Recyclage des panneaux photovoltaïques

La majorité des panneaux photovoltaïques sont importés de Chine ou de Corée. Ces panneaux photovoltaïques chinois et coréens ne sont pas acheminés par avion mais par bateau cargo. Même si ce mode de transport émet du CO², le tonnage des bateaux est tel que la pollution individuelle de chaque panneau reste très relative.

Évidemment, l’idéal serait de pouvoir les fabriquer localement mais seule une entreprise européenne le fait encore. Les autres sociétés n’ont pas survécu à la concurrence étrangère. Si on y regarde de près, bon nombre de nos appareils électroménagers ou multimédia, de nos automobiles sont dans cette configuration… Et pourtant nous avons tous des voitures, des ordinateurs et des réfrigérateurs, qui viennent de loin ! En résumé, l’empreinte carbone des panneaux photovoltaïques reste faible, contrairement à celle de l’énergie nucléaire par exemple.

Il est important de différencier la durée de la garantie légale de production linéaire des panneaux solaires photovoltaïques et leur durée de vie réelle. En effet, la majorité des panneaux photovoltaïques sont garantis 25 ans mais leur durée de vie réelle est bien plus longue. Les spécialistes de la filière parlent de 30, 40 voire même 50 ans avec une légère baisse de rentabilité de 10 à 20 % suivant les modèles. Mais après tant d’années de bons et loyaux service, les panneaux seront largement amortis.

Pour fonctionner les centrales de panneaux solaires photovoltaïques utilisent la lumière du soleil, une énergie gratuite équitablement répartie sur le globe. Il s’agit d’installations simples, modulables, de taille réduite, faciles à mettre en place. Les capteurs fixés en toiture sont raccordés à un onduleur pour convertir le courant continu produit en courant alternatif. Il faut alors faire le bon choix entre 3 options :

  • autoconsommation et batterie (indépendance totale vis-à-vis du réseau de distribution de l’électricité),
  • autoconsommation avec revente du surplus,
  • revente totale de l’énergie produite.

En définitive, le prix des équipements photovoltaïques a baissé de 80 % depuis les années 1990 et désormais tout le monde peut s’équiper. Pour vous donner un ordre d’idée, le coût d’une installation photovoltaïque en 2020 peut être estimé entre 1 000 € à 2 500 € TTC / KWc (kilowatt-crête) selon la puissance installée.

Bon à savoir : l’entretien des panneaux photovoltaïques est simplissime. Après leur mise en service, ils fonctionnent tout seuls et leur maintenance se limite généralement à un nettoyage régulier, avec une raclette et de l’eau tiède. Si l’accès au toit est assuré, vous pouvez réaliser ce nettoyage vous-même, le vent et la pluie se chargeant de maintenir quotidiennement votre installation propre.

Les panneaux photovoltaïques ne provoquent pas de dégradation . Dorénavant, les installations photovoltaïques en hauteur sont surimposées aux toitures pour éviter tout problème d’étanchéité. Les panneaux solaires photovoltaïques forment ainsi une double-peau renforçant l'isolation du bâtiment contre les fortes chaleurs. Néanmoins, toute centrale photovoltaïque doit être installée par des professionnels agréés RGE et labellisés Qualisol. La filière s’organise pour faire barrage aux arnaques et malfaçons.

Les différentes phases d'études

Connaître le nombre de panneaux «installables» par rapport à la surface de toiture disponible et de fait la quantité d’électricité produite en condition d’ensoleillement optimum. Le code de l’ Énergie, promulgué en 2017, permet d’installer des toitures solaires de 100 kWc maximum par PDL (Point De Livraison), quel que soit le nombre de clients raccordés et la surface de(s) bâtiment(s).

Analyser les ombres portées par la végétation ou les bâtiments voisins pouvant, au fil de la trajectoire du soleil sur une journée et sur l’année, réduire le fonctionnement des panneaux photovoltaïques.

Savoir si la structure du bâtiment supportera le poids de l’installation des panneaux photovoltaïques et si au préalable de la pose des panneaux, une rénovation du toit (étanchéité et isolation) est nécessaire.

Vérifier, à la demande des Architectes des Bâtiments de France (ABF), que la toiture photovoltaïque située dans un périmètre de 500 m autour d’un bâtiment classé, ne portera pas de préjudice esthétique à ce dernier.